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Hydratation

La pratique d’activité physique est directement reliée à une activité métabolique qui engendre une dépense calorique pour laquelle il en résulte une perte d’eau (transpiration) afin de conserver un équilibre de la température interne du corps.

Vous comprendrez que cette eau perdue nécessite à être remplacée. On ne peut pas demander à un marathonien de s’abstenir de boire et de transpirer pendant trois heures, pas plus qu’à un joueur de hockey qui déploie une dépense énergie maximale en une minute de façon répétitive.

La façon idéale de s’hydrater est simple, mais très importante. Elle est semblable pour tous les types d’activité sportive. L’athlète devrait boire de 500 ml à 1 litre, une à deux heures avant le début de l’activité. Pendant l’activité, 500 ml à l’heure sont généralement suffisants et devraient être ingérés en petites quantités à la fois, mais sur une base régulière. Cette eau devrait être fraîche, afin d’en faciliter l’absorption.


Hygiène

L’effort physique entraîne une sudation qui varie d’un individu à l’autre, tant au niveau de la quantité que de la qualité olfactive. Certains problèmes de santé sont aussi très courants dans le milieu sportif. Les pieds d’athlètes, vous connaissez?

Les sports d’équipes comportent cette particularité que les personnes impliquées partagent des espaces souvent restreints et entrent directement en contact physique.

Quoiqu’il soit plutôt délicat de discuter d’hygiène avec les gens, cela n’en demeure pas moins, très important. Il est certainement plus facile et préférable de le faire sous forme de rencontre avec tout le groupe et le plus tôt possible dans la formation de l’équipe. Cela évite que des problèmes se soient déjà installés. Aussi, il faut en parler chez les plus jeunes, afin qu’ils s’habituent à ce genre de discours et qu’ils en comprennent l’importance en bas âge.


Drogue

Le garçon de votre voisin a quinze (15) ans et est un peu marginal. Vous savez qu’il consomme des drogues illicites toutes les fins de semaine, parfois même la semaine. Son meilleur copain n’est guère mieux, il préfère consommer de l’alcool, vous le voyez souvent bière à la main. Vous vous considérez chanceux que votre fils soit un grand sportif et qu’il fasse partie d’une équipe de hockey compétitive. Le père du jeune voisin vous apprend que votre fils prend des stéroïdes à tous les jours depuis un an, et des antihistaminiques avant les parties pour augmenter ses performances. Vous croyez que ce n’est pas très grave, car en revanche, avec l’aide de ses drogues, il augmente ses chances à près de 1/1,000,000 de jouer professionnellement un jour!!

Il est grand temps de regarder les choses en face et telles qu’elles sont. Aucune drogue et alcool ne doit être toléré en relation avec les sports. En ce qui concerne les drogues utilisées pour augmenter les qualités physiques, les risques de problèmes associés qu’elles comportent ne justifient aucunement leur utilisation. Pour ce qui est des drogues illicites et de l’alcool, leur usage met à risque non seulement le consommateur, mais tous les athlètes en situation de jeu.


VIH

L’activité physique est certes l’un des moyens favorisant le maintien d’une bonne santé. Les personnes porteuses de VIH ne font pas exception. Elles peuvent et ont droit eux aussi de profiter des bienfaits de la bonne forme physique.

Plusieurs personnes de votre entourage journalier peuvent être porteurs du VIH sans que vous ne le sachiez. Cela ne change rien du tout. Il ne s’agit pas d’un virus d’influenza (virus responsable de la grippe) qui s’attrape au moindre contact. C’est bien connu, la transmission du VIH doit se faire via les fluides corporels, excluant la sueur et la salive.

Évidemment, les personnes responsables en premiers soins utiliseront des gants pour toute intervention où il y a un saignement présent. Cette procédure doit être respectée envers tous les participants. S’il advenait qu’une personne soit vexée parce que vous portez des gants, dites-lui que cela est pour la protéger elle, avec un petit sourire en coin. Vous verrez, les gens comprennent vite.


Bronchospasmes

Il y a trois ans, un entraîneur de hockey m’a rapporté qu’il y avait quatre bouteilles d’eau sur le siège des joueurs et six « pompes » pour des joueurs souffrant de bronchospasmes à l’effort dans ses poches. Lorsque je jouais moi-même, nous n’avions ni « pompe », ni eau, mais beaucoup de gomme. Ce n’était guère mieux.

L’utilisation des « pompes » pour la pratique des sports ne semble toutefois pas correspondre avec ce qui est enseigné au patient dans le cabinet médical. Lors de la prescription de la médication, le médecin conseille l’utilisation de la pompe, environ trente minutes avant la pratique de l’activité physique, et il mentionne que l’effet devrait être durable pour les deux heures qui suivent. Pourquoi donc, les joueurs l’utilisent presque toujours pendant l’activité, parfois même plus d’une fois. Il semble que plusieurs joueurs auraient intérêt à revoir leur médecin pour faire le point.

Quoi qu’il en soit, à titre de responsable des premiers soins, assurez-vous de bien identifier les pompes et remettez-les aux joueurs concernés au besoin.


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